comparatif
Pacco vs CloudSpot : le réflexe américain et la réponse européenne en 2026
CloudSpot est le réflexe américain, Pacco la réponse née en UE. Galeries, prix en euros, résidence des données : qui gagne où en 2026.
Pacco
12 juin 2026 · 6 min de lecture
Demandez à un groupe Facebook américain de photographes quoi utiliser pour les galeries clientes : CloudSpot revient en quelques minutes, souvent avec un point d’exclamation. C’est mérité : le produit est accueillant, le plan gratuit est réel, et depuis 2025 il embarque aussi réservation et contrats. Posez la même question dans un groupe français ou allemand et la recommandation se complique, parce que ce qui rend CloudSpot facile dans l’Ohio (prix en dollars, labos américains, frais de transaction américains) est exactement ce que vous devrez contourner à Lyon. C’est le vrai sujet de ce comparatif : non pas quel outil est meilleur dans l’absolu, mais lequel a été construit pour le marché dans lequel vous facturez.
Nous fabriquons Pacco, le versant européen de cette question. Sources et dates sur chaque affirmation CloudSpot, comme toujours.
En un coup d’œil
| Caractéristique | Pacco | CloudSpot |
|---|---|---|
| Vente photo par photo | ✔ (intégrée à la livraison) | ✔ (15 % de commission en Free et Entry) |
| Upload RAW natif | ✔ | ✘ (JPEG, PNG, TIFF, PSD et autres) |
| Domaine personnalisé | Pro (palier intermédiaire) | Sous-domaine de client-gallery.com |
| Données hébergées en UE | ✔ (responsable à Bruxelles) | ✘ (société US ; stockage non documenté) |
| Interface en français (photographe) | ✔ | ✘ (galeries clientes seulement, 9 langues) |
| Prix en EUR | ✔ (TVA gérée) | ✘ (USD uniquement) |
| Réservation et contrats | ✘ | ✔ (Studio dès le plan Lite) |
| App mobile pour les clients | ✘ | Raccourci web sur écran d’accueil |
| Tirages / labos intégrés | ✘ | ✔ (WHCC, Miller’s, Mpix ; labos US) |
| Plan gratuit | 100 galeries, 5 Go | 3 galeries, 5 Go, avec filigrane |
Ce que ce comparatif couvre
Deux plateformes de galeries qu’un photographe peut aimer dans les dix premières minutes. Les deux livrent des galeries marquées avec épreuvage et ventes numériques ; CloudSpot ajoute CloudSpot Studio (contrats, factures, et depuis fin 2025 la prise de rendez-vous avec paiement) à partir du plan Lite (Studio Manager, vérifié le 12 juin 2026). Ce que ce comparatif pèse, c’est la géographie : devises, labos, frais, langues, et où vivent les données clientes.
Non couverts : les créateurs de sites et la profondeur CRM ; les outils de réservation de CloudSpot sont jeunes (planning livré en octobre 2025, contrats à la réservation en novembre 2025 selon leur roadmap) et méritent leur propre évaluation s’ils sont votre critère décisif.
Là où Pacco gagne
Construit en euros, pas converti en euros. La page tarifaire de CloudSpot est en USD uniquement (tarifs), et ses 2,5 % de frais de transaction sont documentés pour les États-Unis (ventes numériques). Pacco affiche ses prix en euros, des totaux TTC pour les particuliers de l’UE et des factures en autoliquidation pour les professionnels. Si votre comptabilité tourne en euros, une seule de ces plateformes lui parle nativement.
Une résidence des données qu’on peut nommer. CloudSpot est basé à Irvine, en Californie, et nous n’avons trouvé aucune documentation publique sur l’emplacement de stockage des photos ni d’option de résidence UE (vérifié le 12 juin 2026 ; leur centre d’aide renvoie ces questions au support). La réponse de Pacco tient sur une ligne de registre RGPD : responsable à Bruxelles ; stockage Cloudflare R2, région UE ; CDN Bunny ; analytique Pirsch, sans cookie.
Le français pour la personne qui fait le travail. Les galeries clientes CloudSpot peuvent s’afficher en français, une de neuf langues (langues des galeries) ; le côté photographe est documenté en anglais. Pacco est bilingue jusqu’à l’os : le tableau de bord où vous triez et la galerie que votre couple ouvre sont écrits en français, ou en anglais, à votre guise.
L’upload RAW. Les plans payants CloudSpot acceptent JPEG, PNG, TIFF, PSD, AI, GIF et PDF, le gratuit JPEG seul ; le RAW n’est pas pris en charge (types de fichiers). Pacco prend le RAW nativement.
Un gratuit fait pour travailler, pas pour goûter. Le plan gratuit CloudSpot : 3 galeries actives, 5 Go, téléchargements en 2048 px, 15 % de commission, et un filigrane « Powered by CloudSpot » (plan gratuit). Le gratuit de Pacco : 100 galeries, 5 Go, livraison pleine résolution. Deux gratuits honnêtes, dimensionnés pour des intentions différentes.
Vendre sans commission dès le départ. CloudSpot prélève 15 % sur les plans Free et Entry, 0 % sur les plans complets (ventes numériques). Le modèle photo par photo de Pacco ne fait pas varier sa part selon le palier.
Là où CloudSpot gagne
Les outils business dans la même session. Contrats signés en ligne, factures, réservation en temps réel avec paiement, portail client, inclus dès le plan Lite (17 $/mois) (Studio Manager). Pacco n’a rien de tout cela ; vous apportez votre CRM.
Les tirages pour une clientèle américaine. Routage automatique vers WHCC, Miller’s et Mpix (auto fulfillment). La logistique européenne n’est pas documentée publiquement, mais si vos acheteurs sont américains, trois excellents labos en routage automatique sont un vrai moteur de revenu que Pacco ne peut pas égaler aujourd’hui.
Un plugin Lightroom et la portée Zapier. Publication directe depuis Lightroom Classic et une intégration Zapier native qui connecte des milliers d’applications (Lightroom, Zapier). La surface d’intégration de Pacco est plus petite.
Dix ans de finitions. Développé depuis 2013, public depuis 2015 (à propos), avec cette fluidité d’onboarding qui explique l’enthousiasme des groupes Facebook.
Tarifs en EUR
CloudSpot, au 12 juin 2026 : Free, Entry 7 $/mois (15 Go), Lite 17 $ (100 Go plus Studio), Pro 34 $ (500 Go), Unlimited 50 $ (tarifs), le tout en dollars. Pacco : Free, Pro 15 € (100 Go, domaine personnalisé, épreuvage), Studio 39 € (illimité). Sur les chiffres bruts, les deux plateformes sont proches au palier intermédiaire ; la différence, c’est qu’un de ces chiffres est dans votre devise avec votre TVA déjà gérée, et pas l’autre.
Friction de migration
La migration CloudSpot vers Pacco est le déménagement manuel classique : ré-upload depuis l’archive, identité visuelle, repartage des liens. Aucun importateur n’existe aujourd’hui de notre côté. Si vous utilisez CloudSpot Studio, la réserve habituelle des bundles back-office s’applique : contrats, factures et historique de réservations ont besoin d’une destination avant que les galeries bougent.
Pour qui CloudSpot reste le bon choix
- Les photographes américains qui vendent des tirages à des clients américains, là où le routage WHCC, Miller’s et Mpix rapporte chaque mois.
- Ceux qui veulent galeries, réservation, contrats et factures dans un seul abonnement (~17 $) et sont à l’aise en dollars.
- Les studios câblés via Zapier, où le zap natif de CloudSpot connecte le reste de l’outillage.
Si vous facturez en euros, livrez du RAW, travaillez en français, ou voulez que les photos de vos clients résident en UE sans écrire un seul ticket de support à ce sujet, vous êtes le photographe pour qui Pacco a été construit. Le plan gratuit prend dix minutes à nous donner tort.